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Traitement des varices

on . Posté dans Soins esthétiques

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Qu’est-ce qu’une varice ?
Puis-je avoir des varices partout ?
Comment fonctionne le retour veineux ?
Pourquoi enlever les varices ?
Où passe le sang après avoir enlevé une varice ?

Que faire devant une varice ?
Quelles varices doit-on enlever ?
Questions d’avant traitement.
Je veux faire disparaître mes varices.
La sclérose assèche-t-elle la varice ?
Que penser de l’anesthésie locale ?

Qu’est-ce qu’une varice ?

Nous sommes remplis de tuyaux ! La veine en est un dans lequel le sang se précipite vers le cœur. Pour assurer un bon écoulement du sang, la paroi de la veine est tapissée de fibres élastiques. L’étirement de ces fibres peut, dans certains cas ne plus reprendre sa forme initiale ; cette vergeture diffuse d’une partie ou de la totalité de la veine est une varice.
Deux « familles » de varices sont actuellement recensées. Tout d’abord, la pression exercée par le sang est plus forte que les fibres élastiques qui lâchent ou cassent. Ce sont des « varices de pression ». Parallèlement, le mécanisme de fonctionnement élastique de la fibre est déficient (origine hormonale, physique ou chimique); ce sont des « varices de paroi ».

Dans la vie courante, les deux cas peuvent se rencontrer simultanément. C’est l’exemple souvent cité de la femme enceinte et qui, tout au long de sa grossesse, voit son taux d’hormones croître. Ces hormones jouent un rôle déterminant sur le tissu élastique cutané, cartilagineux (osseux) mais aussi sur la paroi veineuse, créant ainsi des varices de paroi. Parallèlement, le bébé grossit dans l’utérus. Vers le 3e mois, il comprime les vaisseaux, notamment les veines de retour du sang vers les membres inférieurs, créant ainsi des varices de pression.

Puis-je avoir des varices partout ?


Tout juste ! Dans le cas d’une maladie de paroi, n’importe quelle veine peut se dilater et se muer en une hideuse varice ! On peut citer l’exemple de cette dame venue consulter pour une énorme varice au bras apparue à la suite d’une chute de son échelle sur cette partie du corps. Aujourd’hui, l’exérèse des varices se pratique même au niveau des paupières, front, cou, pubis, verge, bras, avant-bras, face dorsale de la main.

Comment fonctionne le retour veineux ?

Le sang part du cœur vers le membre inférieur qu’il irrigue par les artères, les artérioles et les capillaires. Là il repart par les veinules, veines de petit, moyen et gros calibre. Des valvules sont placées aux endroits stratégiques pour empêcher le sang de faire demi-tour ! Dans le membre inférieur, tout le sang est collecté dans une ou plusieurs veines profondes qui circulent près des os, et qui portent d’ailleurs leur nom.

Les vaisseaux profonds :

Les vaisseaux serpentent le long des os au plus profond du membre, bordés par l’artère et les muscles. Ils représentent à eux seuls 98% du retour sanguin. Leur diamètre va de 0,5 à 1,5 cm et ils portent le nom de l’os qu’ils parcourent.

Les vaisseaux superficiels :

Deux de ces vaisseaux sont bien connus des sujets à varice mais souvent mal situés. Ce sont la saphène interne et externe. L’interne n’est pas une veine profonde, et ne porte ce nom que parce qu’elle est située du côté interne du membre. L’externe, comme son nom l’indique se situe sur le côté externe du membre, à l’extérieur de la jambe. Les autres vaisseaux sont répartis en maille réticulée. Lorsqu’ils se jettent dans une autre veine de peau, ils prennent le nom de « veines collatérales » , de « veines perforantes » lorsqu’ils s’écoulent vers la profondeur.

Les perforantes :

Les veines perforantes assurent le drainage du sang superficiel vers les vaisseaux profonds. En moyenne, mais le chiffre varie d’un individu à l’autre, il en existe 174.

Pourquoi enlever les varices ?

La varice est une veine malade qui joue mal son rôle de conducteur du sang vers le cœur. Imaginez une rivière qui recevrait l’eau d’un fleuve… A l’intérieur des veines, des valvules, nous l’avons vu, empêchent le flux sanguin de rebrousser chemin. Lorsque la veine est dilatée, les valvules ne peuvent plus fermer hermétiquement le passage et le sang, soumis à des pressions supérieures, retourne vers le pied (zone déclive).
La paroi de la veine, distendue, augmente progressivement de diamètre et les premières complications apparaissent…

La peau, de moins en moins irriguée, va se nécroser et provoquer l’apparition d’un ulcère. Elle peut également se noircir, se durcir, telle une botte ou une guêtre. Si le sang stagne dans ces lacs veineux, la paroi peut s’enflammer, créant ainsi une veinite, ou paraphlébite. Par la suite, le sang coagule dans cette varice provoquant un thrombus (caillot), signe évident de phlébite. S’il se déplace ou évolue de part en part, il devient extensif. Si au contraire il s’isole, et se fait entraîner dans la circulation profonde, il devient 'embol', créateur d’embolie. De plus, la présence en trop grand nombre d’éléments toxiques résiduels dans la varice est à l’origine d’eczéma, très localisé ou généralisé. Attention donc aux blessures de ces varices dilatées particulièrement fragiles pouvant entraîner une hémorragie, sans oublier bien sûr le facteur esthétique, si cher à l’être humain !

Où passe le sang après avoir enlevé une varice ?

Huit patients sur dix posent cette sempiternelle question ! Vous n’êtes donc pas le (ou la) seul à vous angoisser… Mais, pour mieux comprendre, un chouïa d’anatomie est nécessaire. Les vaisseaux enlevés ne sont que des varices superficielles, correspondant aux 2 à 3% de la circulation d’un membre. Rappelons que la saphène interne est une veine superficielle qui circule sous la peau et ne représente, en temps normal, que 1% de la circulation générale. Ainsi, le fait d’enlever une varice ne perturbe en rien la circulation du membre, sauf évidemment si le réseau profond est détruit !

Que faire devant une varice ?

Sans vouloir remplir les salles d’attente à tout prix, la première chose à faire est de consulter un angiologue (spécialiste des vaisseaux) !

En effet, les douleurs ressenties aux membres inférieurs peuvent avoir plusieurs origines, nerveuses, osseuses, articulaires, musculaires ou artérielles. Lors d’un examen minutieux, il arrive fréquemment au praticien de renvoyer le patient chez un rhumatologue, un médecin physique, un généraliste ou même un ostéopathe par exemple si la douleur au mollet en question s’avère être une douleur au nerf sciatique ou une atteinte d'un ligament du genou.

Aujourd’hui, il est impensable qu’un bilan associant échographie et doppler ne soit pas pratiqué. Il va également de soi que le bilan classique doit être complet : recherche des antécédents familiaux et personnels, compréhension des symptômes que ressent le patient, visualisation des lésions, investigation manuelle. L’intérêt de l’échographie est de visualiser la varice, son diamètre, son irrégularité de paroi, son contenu et sa souplesse. Le Doppler enregistre la circulation du sang. Cet examen ultrasonique permet le bilan des vaisseaux profonds. Au moindre doute une phlébographie est conseillée (examen radiologique).

 

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